Mathieu Bordier (Qnap) : « Les NAS permettent aux entreprises d'évoluer en souplesse »

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En lançant son offre d’hébergement, Gandi élargit ses services de registrar. Avec dans l’idée d’apporter une offre de location de ressources à la demande et dynamique.
Après plus de deux ans de développement, le registrar français Gandi a lancé son offre d’hébergement début octobre. Un nouveau service qui étoffe le catalogue de l’entreprise parisienne et la rapproche des prestataires d’offres d’hébergement web. A la différence que Gandi regarde un cran plus loin. Fidèles à la stratégie de servir le client au plus près de ses besoins à travers une stratégie d’innovation permanente, le dirigeant Stéphane Ramoin (1) et ses équipes ont intégralement développé cette offre d’hébergement en interne. Construit sur l’hyperviseur Xen (qui fait de Gandi est un contributeur très actif de la communauté open source), l’offre dépasse le seul cadre de l’hébergement pour se concentrer sur l’accès à un ensemble de ressources système que le client peut dimensionner à sa mesure tout en bénéficiant d’une politique de commercialisation adaptée. Une mise en oeuvre toute personnelle de la notion de cloud computing Nicolas Lhuillery, directeur du produit hosting revient sur la mise en oeuvre de la solution et ses avantages concurrentiels.
eWeek : Pourquoi ouvrir un service d’hébergement ?
Nicolas Lhuillery : L’idée d’un service hébergement a toujours existé depuis la reprise de la société en 2005. L’hébergement s’inscrit donc dans la suite logique du développement de la société après la gestion des noms de domaine, l’offre de blogs et d’e-mail. Dans un mois ou deux, nous allons également lancer une offre grand public pour créer son site personnel en ligne. Cela s’adressera aux personnes que la gestion d’un serveur n’intéresse pas mais qui veulent un site en propre et auxquels la structure des blogs ne correspond pas forcément. Ce sera ultra simple à utiliser. N’importe qui sait se servir d’une souris pourra créer son site.
eWeek : Le service d’hébergement a connu une longue période de bêta publique...
Nicolas Lhuillery : La solution d’hébergement est l’aboutissement de deux ans de travail avec 6 mois d’études du projet, 1 an de développement et 9 mois de bêta. Nous avons ouvert la version bêta publique en janvier 2008. On s’est retrouvé avec beaucoup de monde, environ 9 000 serveurs. Face à des problématiques de montée en charge, nous avons dû fermer la bêta publique en juin pour fonctionner en mode privé sur invitation. Nous avons réouvert l’offre après avoir changé de système de stockage. Depuis le 2 octobre, nous avons enregistré 1000 clients supplémentaires.
eWeek : Quels sont les services liés à l’offre d’hébergement ?
Nicolas Lhuillery : Notre métier est de vendre des ressources techniques : du processeur, de la mémoire, de l’espace disque, de l’accès bus... Plutôt que de vendre au détail, nous avons choisi de compartimenter les ressources sous forme de parts sachant qu’une part répond aux besoins d’un site de moyenne importance. Tout dépend de ce que l’on veut faire, évidemment. A titre d’exemple, un de nos clients exploite un forum qui reçoit 50 000 visiteurs uniques par jour. Pour cela, il a pris 2 parts. Tout dépend de ce qu’on veut faire : des jeux en ligne, de la téléphonie sur IP, du serveur web...
Concrètement, on découpe les serveurs physiques en 64 parts de ressources machine. Une part correspond à 256 Mo de RAM, 1/4 de puissance processeur (si la fréquence processeur de la machine est de 2 GHz, la part reviendra à une puissance de 512 MHz), 512 Mo de disque d’échange swap, 5 Go d’espace disque, 5 Mo de bande passante. Le client peut louer autant de parts qu’il souhaite sachant qu’elles sont limitées à 16 par machine virtuelle.
eWeek : Pourquoi cette limitation ?
Nicolas Lhuillery : Pour des raisons techniques de gestion mémoire limitée à 4 Go. On pourrait passer sous environnement 64 bits, on sait le faire, mais ça nous compliquerait la vie dans un premier temps. Et puis, que vaut-il mieux ? Un serveur de 32 parts ou deux serveurs de 16 parts qui savent travailler ensemble avec des charges réparties ?

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