P. Constant (Pertimm) : «Limiter le silence des moteurs de recherche avec des résultats pertinents»

La start-up française Pertimm développe une plate-forme de création de moteurs de recherche sur mesure pour…
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Directeur des opérations d'Ekinops qu'il a co-fondé , François Xavier Ollivier renouvelle son mandat d'Administrateur du Pôle de compétitivité Images et Réseaux dans un contexte économique tendu.
Elu une première fois (à l'unanimité) en 2007, François Xavier Ollivier vient de se voir reconduit au poste d’Administrateur du Pôle de compétitivité Images et Réseaux en Bretagne et Pays de Loire. Un centre qui regroupe des centaines d'entreprises et organisations de recherche et développement dédiées au transport de l'image. Le directeur des Opérations d’Ekinops (qu'il a co-fondé), un équipementier télécom spécialisé dans le transport optique très haut débit créé en 2003, François Xavier Ollivier revient sur le rôle du Pôle et sa mission, notamment face à la crise, pour aider les entreprises à trouver les financements et affronter la situation économique.

François Xavier Ollivier : Le pôle est un organisme mis en place en 2006 pour aider les différents acteurs du secteur à développer des projets. Comme tous les pôles d'intérêts économiques, c'est un lieu qui permet de faire se rencontrer les différents acteurs et vise à aiguiller les entreprise vers les bons interlocuteurs.
Le Pôle apporte 50 % du financement du projet, les entreprises doivent trouver le reste. L'Etat a mis 5 milliards d'euros sur la table, notamment à travers l'Oséo, sous formes d'aides remboursable ou de garanties pour les banques.
Il faut voire le Pôle comme une espèce de boîte à outils pour aider les entreprises à obtenir une labellisation afin de leur ouvrir les portes des investisseurs et les soutenir au cours des différentes étapes de leurs développements pour obtenir les financements nécessaires.
En termes de fonctionnement pratique, un comité du Pôle donne un avis sur l'intérêt d'un projet. Une fois le projet labélisé, le Pôle n'intervient plus directement, une organisation désignée en tant que chef de projets prend alors le relais.
Le Pôle regroupe toutes les compétences, que ce soit à travers les grands groupes (qui constituent le collège numéro 1) avec Alcatel-Lucent, France Télécom, TDF, etc., les académiques (collège 2) avec l'ENST Bretagne, l'INRIA, Supelec, etc., et le collège 3 composé des PME et TPE. Elles forment le collège le plus important en termes d'adhérents mais sa masse salariale est équivalente à celle des grands comptes. Au total, le Pôle Images et Réseaux compte aujourd'hui 163 membres dont 121 PME, 23 Académiques et 19 grands comptes. Son nombre d'adhérents augmente d'année en année (110 membres en 2007).
eWeek.fr : Toutes les entreprises peuvent-elles intégrer le Pôle?
FX Ollivier : Toutes les entreprises peuvent adhérer à un projet quelle que soit leur origine géographique, de France ou à l'extérieur des frontières. Mais une entreprise qui participe à un projet a l'obligation d'adhérer au Pôle Images et Réseaux.
A l'origine, chaque projet labélisé par le Pôle devait contenir au moins un grand groupe, un académique, et plusieurs PME. Mais cela posait problème dans puisque, les cas où un acteur des trois collèges ne souhaitait pas adhérer à un projet, cela le bloquait. Nous avons donc modifié les statuts en 2007 afin de permettre le lancement de projet même si les trois collèges ne sont pas représentés.
Cependant, la différence de notion de temps entre les grands groupes et les PME crée des décalages dans le rythme des développements. Une PME va chercher à développer le plus vite possible son produit pour le mettre sur le marché le plus tôt possible au risque de ne pouvoir assurer sa survie. Et j'en ai vu plusieurs fermer leurs portes au cours de mon mandat. Une situation moins problématique pour les grands comptes.
Il n'est jamais évident de savoir quand se termine un projet car les acteurs ne travaillent pas tous à la même vitesse. Chacun travaille sur un lot attribué lors de la validation et le projet n'est finalisé que lorsque tous les lots sont fermés.
eWeek.fr : Tous les projets aboutissent-ils à des résultats concrets, des produits commercialisés?
FX Ollivier : Pas forcément. Il y a plusieurs étapes dans l'acheminement d'un projet. La première est le plus souvent une étude de faisabilité. Dans un second temps, si le projet est validé, il est éventuellement repris et finalisé par une entreprise, issue ou non du premier groupe de travail. Parfois le projet abouti directement à un produit. D'autre fois, il est récupéré par d'autres organisations et emmené dans de nouvelles directions. En moyenne, les projets de développent sur deux à trois ans.
eWeek.fr : Quels sont les projets les plus avancés aujourd'hui?
FX Ollivier :Il y en a 70 actuellement. Je parlerai de ceux que je connais le mieux et où Ekinops est présent. Comme Optimage-Interaccess dont le but est de développer un outil d'analyse des aspects techniques, de la propriété intellectuelle, etc., faut pour étudier les différentes solutions d'architectures optiques FTTH (fiber to the home). Le résultat permettra de valider les choix techniques et les expérimentations afin d'accélérer les déploiements. Le projet, qui regroupe des acteurs comme France Telecom (Orange Labs), l'ENSTB, l'Ensat, Ekinops, Cleode, TurboConcept, est en attente de décision pour développer le produit. Il bénéficie d'un fort intérêt des opérateurs.
Autre projet en cours : Prodimages. Il vise à constituer un réseau de transport à très haut débit, filaire et sans fil sous protocole IP, pour récupérer les flux vidéo issus des caméras haute définition exploitées sur les sites événementiels (manifestations sportives, spectacles, etc.). L'idée est définir et optimiser le système, en fibre optique, pour en faciliter le déploiement, libérer les mouvements des caméras HD et minimiser les coûts d'exploitation. Le chef de projet est Thomson associé à des sociétés comme Acome, Ekinops, Satimo... Prodimages a déjà généré des retours puisque Ekinops a lancé un navigateur haute définition qui permet transporter la HD sur signaux optiques sans attendre fin projet qui doit être finalisé début 2010.
eWeek.fr : Vous renouvelez votre mandat dans un contexte économique difficile. Comment comptez-vous gérer cette situation?
FX Ollivier : C'est justement cette situation économique qui m'a poussé à renouveler mon mandat pour 3 ans. C'est vraiment pour gérer ce problème de financement, de soutien aux PME dans les moments ou les banques sont très frileuses. Il est alors important de mettre en œuvre ces mécanismes de financement et d'adaptation face au contexte difficile où tout le monde est très prudent. Et quand on est prudent, on n'achète plus rien. Il ne suffit pas d'aider les PME en les finançant pour moitié, il faut les aider à trouver des financements propres. Pour répondre à cette problématique, je travaille avec Bertrand Guilbaud, directeur général du Pôle, à la création d'un poste de délégué au PME.
eWeek.fr : Le pôle sert-il une rampe de lancement pour les entreprises françaises à l'étranger?
FX Ollivier : Oui et d'ailleurs nous avons plusieurs entreprises en contact avec des organisations étrangères. Par exemple la Colombie, qui a choisi la norme européenne de diffusion audiovisuelle numérique terrestre et mobile, ouvre ses portes à Teamcast, une entreprise moteur dans tout ce qui touche aux liaisons numériques MPEG-2 et MPEG-4. Le Pôle avait pris contact avec des organisations similaires en Colombie pour y rencontrer les principaux acteurs du marché de la TV numérique. C'est par ce biais que Teamcast a abordé le marché colombien. Autre mission, au Canada, dont la mise en relation avec des industriels de la région de Toronto et le Pôle a permis à Ekinops de trouver des partenaires de développement de produits de gestion des équipements. Nous avons d'autres missions aux Etats-Unis, en Asie... Pas mal de projets se développent en mode de collaboration internationale.

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